dimanche 13 avril 2014

Michelangelo et le Banquet des Damnés de Didier Convard

Michelangelo et le Banquet des Damnés de Didier ConvardRésumé : Milan, 1508. Un matin d'avril, la tête d'un architecte récemment installé en ville est retrouvée dans le baptistère de Saint-Ambroise.
Chargé d'enquêter sur cette affaire, le prévôt Vittore, pourtant connu dans toute l'Italie pour sa brillante intelligence, est bien en peine d'en démêler les fils. Ce célibataire endurci est-il à ce point troublé par la ravissante veuve de la victime, qui en sait sans doute plus qu'elle n'en dit ?
Rien dans ce meurtre n'est ordinaire. Ni l'attitude de l'évêque de Milan, qui semble redouter le pire des cataclysmes, ni l'arrivée subite du célèbre Michelangelo, qui a dû pour cela abandonner la fresque qu'il est en train de peindre à Rome, dans la chapelle de Sixte. Mais le plus troublant demeure ce plat d'argent où reposait la tête tranchée, et sur lequel sont grossièrement gravés ces trois mots : venit iustitiae sol - Le soleil de Justice a brillé.

Critique : On connait l'auteur pour ces scénario de bandes dessinées notamment le Triangle Secret (et ses séries dérivées), l'auteur reste dans un thème similaire et nous fait vivre un très bon thriller historique. L'écriture est à certains moments un peu difficile car écrite de façon à coller à l'époque avec des mots quelques fois inconnus même si dans le contexte les phrases sont compréhensibles. L'histoire est intéressante, tant au niveau historique (la vie quotidienne à Milan au XVIème sicècle) qu'au niveau de l'enquête elle-même : Nous suivons le prévôt Vittore dans ses observations et ses déductions. Un brin de fantastique est intégré à cette histoire grâce à une tête coupée qui renfermerai le pouvoir divin. Contrairement à beaucoup de thrillers, le suspens est resté jusqu'au bout et je n'avais pas trouvé de moi-même qui était l'assassin. Le final est très original et inattendu... A lire si vous aimez les thrillers historiques et que l'écriture à la façon du XVIe ne vous rebute pas trop...

Extrait : 
Baldovino, se pinçant les narines :
- Ca crapote diantrement mauvais dans ce galetas !
- Baldingère faux-roseau et valériane, ânonne Vittore comme s'il reprenait une comptine cent fois psalmodiée.

1 commentaire:

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